Le mouvement arts plastiques-public
Au profit des journées de solidarité pour vaincre la pauvreté
Hassan Megri Rabat vit actuellement des journées exceptionnelles de solidarité pour Vaincre la Pauvreté… Ainsi des manifestations artistiques, culturelles et sportives ont été organisées dans la capitale du Royaume chérifien pour mettre en exergue cette traditionnelle journée internationale de la lutte contre la pauvreté.
Et donc, placées sous le Haut Patronage de Sa Majesté le Roi Hassan II, Amir El Mouminine, ces journées spéciales animeront la capitale, du 11 au 17 octobre 1997, par des expositions d’arts plastiques, des soirées musicales, théâtrales, avec aussi quelques prestations sportives, en faveur et au profit de deux centres d’accueil pour les enfants de la rue (Rabat/Salé) et d’un projet de lutte contre la pauvreté dans la commune Sehoul (zone périurbaine de salé).
L’événement en question a été « organisé par le secrétariat d’état à l’entraide nationale en partenariat avec le secrétariat d’Etat à la Jeunesse et aux Sports le secrétariat d’Etat à la Culture, le PNUD, le CNOM, l’association Bouregreg, l’AMESIP, l’UNFM, l’Association Ribat Al Fath, la Fédération Royale Marocaine des Sports Aérobics et Fitness, la Fondation Hassan II pour les handicapés et la chaîne de télévision «2M».
Cependant, concernant la galerie d’art Bab El Kébir, c’est « le mouvement arts-plastiques-public » qui a monté une exposition vente au profit des enfants abandonnés et des enfants de la rue, avec la participation généreuse de quelques peintres de la dite association, dont Samir Salmi, Asmaâ Belafia, Abdelaziz Laftouhi…
En outre, les visiteurs ont assisté à « l’atelier d’art dirigé pour enfants » animé par Salmi (membre fondateur du « mouvement arts-plastiques-public ») avec la participation des artistes peintres Asmaâ Belafia, Ahmed Belmoqadem, Abdelaziz Laftouhi, et du critique d’art Rachid Benlabbah.
Cet atelier a donné naissance à une grande toile (2m × 1,50m) réalisée par une trentaine d’enfants dont quinze d’entre eux sont des handicapés mentaux, en d’autres termes, des psychopathes…
L’œuvre en elle-même est tout à fait singulière et pleine d’intérêt à plus d’un titre. Selon Mme Aziza Bennani (secrétaire d’Etat au ministère de la culture) « ces enfants ont créé un petit chef-d’œuvre à leur mesure qui mérite d’être exposé ultérieurement dans le cadre d’une vente aux enchères au profit d’une association caritative, à moins qu’il ne soit acheté par un organisme d’état, toujours dans le but de porter secours aux déshérités et aux enfants pauvres. Mais à propos des enfants pauvres l’artiste peintre Samir Salmi pense que « ce genre d’ateliers pour enfants vivant dans la pauvreté totale, leur permettra de se familiariser avec l’art et la culture qui sont presque des impératifs dans notre nouvelle société moderne, pour une évolution sociale pure et saine de notre pays
… les temps ont changé et l’évolution d’un pays ne peut se baser uniquement sur « le développement économique » décrété par l’ONU depuis 1970… Aussi le « mouvement arts plastiques public » continuera d’œuvrer pour le bien être de l’enfant défavorisé et traumatisé par la pauvreté qui ne lui permet pas d’avoir tout le matériel et tous les accessoires utiles à son éducation et à son instruction artistique et culturelles…
Et donc, nous espérons monter des ateliers pour enfants en situation difficiles dans certains quartiers pauvres ».
« Toutefois, pour en revenir à ces journées de solidarité pour vaincre la pauvreté », nous sommes très conscients de l’utilité de notre participation, car, même si elle ne donne pas une aide matérielle, elle sera promotionnelle, pour ne pas dire une sorte de propagande, qui motivera certainement les âmes sensibles et charitables ».
SAMIR SALMI
Peintre, Ecrivain, Essayiste.
» Membre Fondateur du Mouvement Arts Plastique-public.
» Membre Fondateur de l’(AECLL) Rabat.
» Plusieurs Expositions de Peinture sur le Plan National et International.
» Plusieurs Ecrits sur l’Art.
» 1994. Grand Prix International, Bruges-Belgique.
1er Prix Composition Moderne.
2ème Prix «Art Primitif ».
» 1994. 30ème Grand Prix International de Peinture de la Cote d’Azur ; Cannes France.
Diplôme de Grand Finale.
» 1995. 31ème Grand Prix International de Peinture de la Cote d’Azur ; Cannes. Grand Finaliste (Abstrait).
» 1997. Prix Environnement Ribat Al Fath.
» 1998. Prix de Nouvelle (br. Union des Ecrivains Marocains) Kénitra.
» 1990. Prix « Docteur Souad Essabah ».
Pour la créativité de la pensée Inter Jeunes Arabes, Option nouvelle Caire-Egypte.

C’était là les propos de Samir Salmi, peintre, écrivain, essayiste, et membre fondateur du « mouvement arts plastiques public ».
LE MATIN du Sahara et du Maghreb
Samedi 18 Octobre 1997